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lundi 20 septembre 2021

ENFANT DE SALAUD de Sorj CHALANDON

Depuis l’enfance, une question torture le narrateur :
- Qu’as-tu fait sous l’occupation ?
Mais il n’a jamais osé la poser à son père.Parce qu’il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu’au jour où le grand-père de l’enfant s’est emporté : «Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud ! »
En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un « collabo », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.

3 commentaires:

  1. Pas facile de donner son avis sur Enfant de salaud. Je suis tiraillée entre ce père qui finalement n’en a que le nom et ce fils qui cherche à savoir mais qui ne pourra bien sûr jamais comprendre. Ce que je sais, c’est que cette façon d’écrire une histoire qui aurait méritée d’être filmée en mode documentaire ne m’a pas convaincue.
    Clairette

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    1. Et bien moi j'ai aimé ce roman qui m'a replongée dans ce procès Barbie qui m'avait tant choqué à l'époque.J'ai été touché par l'auteur (car c'est son histoire), par sa quête de reconnaissance de la part de ce père distant, mythomane, insaisissable, menteur, décevant,lâche,déroutant. Un roman historique sur cette période si particulière de collabos ou résistants et qui me fait me demander à chaque fois,"de quel côté aurais-je été?"Pas si facile de répondre sincèrement et honnêtement..

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  2. Après la violente sentence de son grand père "tu es un enfant de salaud", l'auteur fouille dans le passé de son père et y trouve des informations bien différentes de ce que ce dernier lui a raconté. Difficile de pardonner en face du déni, du refus, et du rejet. En parallèle se déroule le procès de Klaus Barbie qui prend exactement la même posture. Récit glaçant, qui entraîne le lecteur dans le gouffre de l'incompréhension, de la colère et du désespoir. Quand le pardon n'a pas sa place, que reste-t-il pour, si ce n'est accepter, s'accommoder de cette réalité travestie ? changer les larmes en encre.

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